J’ai testé pour vous…la course d’obstacles!

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Il est 20h quand on arrive enfin sur les lieux de l’infernal trail des Vosges. Pas trop de file d attente pour récupérer mon dossard, l’accueil garde mes clés de voiture, parfait. Pas sur qu’elles auraient apprécié la suite.  J’ai peur, je ne veux plus y aller, je ne veux pas me blesser, bref je me dégonfle, mais plus le choix. Je me demande dans quoi je me suis embarquée.

20h50, nous sommes tous en place, prêts à partir. Un speaker nous motive, nous secoue, on danse, on crie, et c’est un grand feu d’artifice qui nous annonce le départ imminent. Magnifique. Pas le temps de s’en remettre, c’est parti pour le compte à rebours. J’ai envie et j’appréhende, je me demande si je vais y arriver.

Et c’est parti! Des centaines de personnes qui partent en même temps mais pas de bousculade, juste de la bonne humeur. Je ralentis pour ne pas commencer trop vite. Au bout de quelques mètres, quelqu’un se tord la cheville ! On court, le corps se chauffe de plus en plus, et gros ralentissement devant les premiers obstacles : des bottes de pailles de plus en plus hautes. Rien de bien méchant, ça nous met en condition pour la suite. Et tout s’enchaîne : toboggans ou tuyaux avec atterrissage dans la boue, ramper dans la boue, dans le sable, courir entre des fils électriques, grimper une palissade avec une corde, escalader des pneus, se faufiler dans des labyrinthes de bois ou d’élastiques, marcher sur un filet à 4m de haut…parfois j’ai peur, souvent je maitrise, j’adore. Je pense à garder la bouche fermée quand on rampe, je me dis que j’aurais fait une super militaire (et je sais que c’est faux mais je me dis ce que je veux 😉

C’est long, je commence à me dire que ce n’est pas l’infernal, mais l’interminable… Et enfin, la fin! 8,5km ce n’est rien , mais entre les  montées descente dans la forêt, les bottes de pailles et les obstacles, ma douleur au genou se réveille et commence à vraiment se faire sentir.

L’Infernal c’est des coups de mains, des rigolades avec des inconnus, une humeur bonenfant, ceux qui veulent marcher marchent, on ne se pousse pas, chacun à son rythme, et ça c’est juste génial. Certainement moins physique que d’autres courses d’obstacles, mais la lumière de la frontale (sauf quand elle est recouverte de boue- et vous aussi donc impossible de l’essuyer) donne une atmosphère incroyable. Un autre monde.

J’ai aimé partager cette course, j’ai aimé pouvoir me dire que oui, je l’ai fait. Que j’ai rampé dans la boue et que c’était génial. Je suis officiellement un peu cinglée et j’adore ça.

Je ne sais pas si je le referai, l’idée du trail de 12km me titille… On verra l’année prochaine !

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